Cinéma & Audiovisuel : le Secrétaire d’État appelle à une gouvernance repensée

Le Secrétaire d’État à la Culture, aux Industries créatives et au patrimoine historique, M. Bakary SARR, a appelé à une nouvelle gouvernance du secteur du cinéma, de l’audiovisuel et de la création numérique, à travers une diversification des sources de financement impliquant notamment le secteur privé national et des partenaires publics privés.« Les appuis à la création, à la production, et autres facilités seront poursuivis à travers une gouvernance repensée et remise au jour, avec le souci de diversifier les sources de financement », a déclaré le Secrétaire d’État, invitant le secteur privé à s’engager à accompagner le financement du secteur qui nécessite également des partenariats publics privés. Il s’exprimait à la clôture de l’atelier d’orientation du Plan stratégique de développement du cinéma, de l’audiovisuel et de la création numérique au Sénégal 2026-2030 à la Place du Souvenir africain, en présence de plusieurs experts et professionnels du secteur.Selon lui, cette gouvernance sera fondée sur des textes législatifs et réglementaires ajustés aux réalités et besoins du moment et du futur prévisible, en droite ligne avec la Vision qui balise les politiques publiques et explicitement inscrites dans l’Agenda national de transformation-Sénégal 2050.Au terme des travaux de trois jours (du 10 au 12 février 2026), M. SARR a salué le professionnalisme des panélistes « de haute lignée » qui ont indiqué les voies et dégagé les axes principaux d’un Plan stratégique, soulignant que leurs recommandations serviront à donner une impulsion nouvelle au secteur et asseoir les bases d’une véritable industrie du 7ème art au Sénégal.« Nous les prenons en compte pour leur mise en application. Les infrastructures et équipements, ceux des grands projets notamment, seront prioritaires ; je pense au Centre National de la Cinématographie, à la Cité du Cinéma, aux salles de cinéma, aux autres infrastructures modernes de création et de diffusion et aux structures de formation », a-t-il déclaré.M. SARR souligne ainsi le besoin de mise à niveau et de renforcement de capacités des acteurs, surtout avec l’opportunité des nouvelles technologies et l’avènement de l’intelligence artificielle. « Il faut donc qu’à tout moment les acteurs soient formés pour pouvoir bénéficier d’une formation continue leur permettant de répondre aux défis du monde, aux défis de l’Afrique et du Sénégal », a-t-il ajouté.Vantant le rôle économique, social et culturel du Cinéma, de l’audiovisuel et du numérique, le Secrétaire d’État s’est félicité de l’intérêt grandissant du secteur qui, en effet, attire davantage de jeunes et de femmes ; d’où la nécessité d’impliquer les autres régions du Sénégal, dans la politique des infrastructures, pour assurer un maillage complet, en faveur des acteurs et professionnels.« Je pense également aux terroirs, ces lieux féconds où poussent des génies et qui abreuvent tous les corps sociaux. Il s’agira qu’ils soient impliqués, dans un souci d’équité, pour la cohérence et l’harmonie du projet d’ensemble », a fait remarquer M. SARR.Pour rappel, ces assises axées sur l’élaboration d’un Plan stratégique de développement du cinéma sénégalais et de la création numérique ont porté sur les quatre thématiques suivantes : 1. Formation, Recherche et Transmission : Création, Patrimoine…2. Financement, Législation, Fiscalité, Économie du Cinéma, Coopération : Fopica,Centre national de cinématographie,…3. Production, Exploitation, Diffusion (marché et accès aux œuvres), Distribution,Festivals, ciné-clubs, …4. Gouvernance, Structuration et Développement de l’industrie cinématographique :Grands projets…Chacun des quatre groupes de travail a élaboré un rapport qui constituera un document final, en prélude des prochains États généraux de la Culture.