Le Ministre Alpha THIAM trace une feuille de route basée sur  le quadriptyque « Écouter, Co-construire, Agir, Évaluer »

Le Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Monsieur Alpha THIAM, a annoncé la méthode qu’il souhaite imprimer à son action résumée en quatre piliers fondamentaux :  « Écouter, Co-construire, Agir, Évaluer ».

Il s’exprimait mardi soir lors de la cérémonie de passation de service avec le Ministre sortant, Monsieur Amadou BA, à la Sphère ministérielle de Diamniadio, en présence de plusieurs autorités religieuses, coutumières, administratives et politiques ainsi que des militants et sympathisants, amis, parents et proches.

Il a d’abord exprimé sa profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République, pour sa confiance renouvelée, avant de remercier le Premier Ministre Monsieur Ahmadou Al Aminou Mohamed LÔ, sous l’autorité duquel repose la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 » conformément aux orientations du Chef de l’État.

Selon lui, la méthode consiste à écouter, d’abord.

« Écouter les artistes, les créateurs, les artisans, les opérateurs touristiques, les collectivités territoriales, les organisations professionnelles, les investisseurs, les partenaires techniques et financiers, la diaspora, les jeunes, les femmes et l’ensemble de nos parties prenantes », a souligné le nouveau ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.

Sachant que l’écoute n’a de valeur que si elle débouche sur des décisions, des actions concrètes et des résultats mesurables, il soutient que celle-ci ne sera pas une formalité institutionnelle, mais plutôt « le fondement même de notre gouvernance »,

Cette méthode repose sur sa vision selon laquelle « aucune transformation durable ne peut être réussie sans l’adhésion de ceux qui en sont les premiers acteurs ».

Les concertations, les cadres de dialogue et les États généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme devront ainsi constituer le point de départ d’un nouveau pacte entre l’État et les acteurs de nos secteurs.

Après l’écoute, il faudra co-construire, ensuite pour faire face aux défis actuels, notamment la modernisation de l’offre touristique, la professionnalisation des industries culturelles et créatives, la structuration de l’artisanat, l’amélioration de l’accès au financement, le développement des infrastructures, la valorisation de notre patrimoine, le renforcement de la formation, l’intégration du numérique et la réponse aux enjeux environnementaux.

« Ces défis exigent une mobilisation collective », souligne le Ministre qui reconnait que l’État seul ne pourra pas les relever, ni le secteur privé seul, ni les collectivités territoriales seules.

En effet, dira le Ministre, la réussite passera par une alliance forte entre les pouvoirs publics, les territoires, les professionnels, les investisseurs, les partenaires techniques et financiers, la diaspora et l’ensemble des forces vives de la Nation.

« Nous devons construire une vision partagée et fédératrice ; une vision qui rassemble toutes les énergies autour d’objectifs communs », ajoute-t-il.

La troisième action annoncée par le Ministre consiste à agir, avec méthode et rigueur, en tenant compte du temps de la planification qui doit désormais se traduire par le temps de l’exécution.

« Nous voulons développer des destinations touristiques compétitives, attractives et durables. Nous voulons faire émerger des pôles territoriaux intégrés associant tourisme, culture, artisanat, patrimoine, gastronomie, numérique et économie créative », souligne le Ministre.

Ainsi, le renforcement des infrastructures culturelles, le soutien de la création artistique, l’encouragement de l’innovation et la facilitation de la diffusion des œuvres sont par ailleurs les piliers sur lesquels reposeront l’action culturelle du ministère.

Pour faire de l’artisanat sénégalais un secteur moderne, structuré, formalisé et pleinement intégré aux chaînes de valeur nationales et internationales, le Ministre compte également favoriser l’investissement privé, les partenariats public-privé et les mécanismes innovants de financement.

L’accélération de la digitalisation des services et la modernisation de la gouvernance sectorielle devront aussi contribuer à la création davantage d’opportunités pour les jeunes et les femmes dans l’ensemble des filières porteuses.

La quatrième et dernière action porte sur l’évaluation.

Dans sa volonté d’ inscrire l’action du département dans une culture de la performance, de la transparence et de la redevabilité, le Ministre indique qu’il faudra des objectifs clairs pour chaque programme, un suivi pour chaque action et un impact mesurable pour chaque investissement.

« Notre boussole sera simple : des résultats visibles, des impacts durables, une transformation réelle », résume-t-il, exprimant sa conviction que « l’une des clés de notre réussite réside dans la convergence entre nos trois secteurs ».

Rappelant la transversalité de ces trois secteurs du ministère, il estime que le tourisme doit davantage valoriser la culture qui doit davantage soutenir l’attractivité touristique. En même temps, l’artisanat doit être davantage intégré à l’expérience touristique et culturelle pour que chaque événement culturel devienne une opportunité touristique. Ainsi, chaque territoire touristique deviendra une vitrine culturelle et chaque produit artisanal un ambassadeur du Sénégal.